Top 5 des légendes bretonnes qui me fascinent.

Bonjour tout le monde !

Je vous retrouve aujourd’hui pour un petit top qui me tenait à cœur depuis un moment. Si vous me suivez depuis un moment, vous avez dû remarquer que la Bretagne me passionnait, et que j’en parlais à plusieurs reprises. Par ces temps de forte chaleur, je dois dire que le doux climat breton me manque énormément. Quand certains se moquent de la météo, moi je l’apprécie et je crie haut et fort : non, il ne pleut pas plus qu’ailleurs en Bretagne ! Mais nous ne sommes cependant pas là pour parler du temps, alors démarrons sans plus attendre ce top 5.

Outre les légendes et contes les plus connus, je voulais vous présenter ceux dont on ne parle pas forcément. Évidemment, dans ce top ne figurera pas la célèbre sorcière Naïa de Rochefort-en-Terre, puisqu’elle apparaît déjà dans le top 5 des mythes et légendes qui me passionnent. Ce top n’est pas exhaustif puisque beaucoup de contes me passionnent encore en Bretagne et que je possède de nombreux ouvrages sur le sujet (ouvrages dont sont tirés la plupart des informations que je relaterai ci-dessous).

1. Le Château de Trécesson

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C’est lors d’un voyage en Bretagne, et plus précisément dans le Morbihan, à deux pas de Brocéliande, que j’ai découvert ce somptueux château. Subjuguée par l’édifice et son environnement sombre et mystérieux, je me suis renseignée sur ce dernier. Beaucoup d’histoires y sont apparentées, mais l’une d’elles aura retenu mon attention : la légende de la mariée de Trécesson.

Dans la nuit, près des fossés de Trécesson, un carrosse noir s’arrête et deux hommes en descendent. Armés de pelles et de pioches, ils creusent en silence une fosse profonde. Puis ils tirent de la voiture une jeune femme en robe de mariée, aussi pâle que le satin de sa robe. Elle ne supplie ni ne pleure, et ne se débat même pas lorsque ses bourreaux la couchent dans la tombe, la recouvrant prestement de terre. Puis ils s’enfoncent dans l’obscurité, au grand galop de leurs chevaux. Un braconnier a vu la scène et finit par trouver le courage d’alerter les gens de Trécesson. Malgré leur hâte à secourir la malheureuse, elle respire à peine lorsqu’ils la libèrent de sa prison de glaise, et dans la lumière du petit matin, elle rend l’âme sans un mot. Son pâle fantôme revient parfois flotter sur les eaux, encore vêtu de sa robe de mariée. Personne n’a pu découvrir son nom, ni la raison de son supplice.

2. La légende de l’Ankou

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Je vous ai déjà parlé du bouquin « La légende de la mort« , écrit par Anatole Le Braz. C’est dans cet ouvrage que j’ai découvert l’Ankou, la mort personnifiée. L’Ankou circule la nuit, debout sur une charrette tirée par deux chevaux, dont le grincement des essieux est le pire des présages. Entendre ou croiser le chemin de l’attelage sont des signes annonciateurs de la mort d’un proche ou de sa propre mort. L’on dit que le dernier mort de l’année devient Ankou à son tour pendant un an. Lors de la nuit de Noël, pendant la messe de minuit, les bretons disent que l’Ankou a pour habitude de frôler de sa cape ceux qui ne passeront pas l’année…

3. Ys, la cité engloutie

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La légende commence avec Gradlon, père d’Ahès, pour qui il fonda la cité d’Ys sur la baie de Douarnenez. C’était une ville extraordinaire entourée de digues pour la protéger des eaux et avec une immense porte, toujours fermée dont seul Gradlon avait la clé. Elle était prospère et les habitants venaient de tous horizons. Seulement, Ahès profitait pleinement de ce qu’offrait la cité. Belle comme l’était sa mère, elle choisissait tous les soirs un amant, qu’elle tuait aux première lueurs du jour. Un soir, Ahès choisit un nouvel amant qu’elle voulait masqué comme toujours. Le matin au moment de le tuer, il enleva son masque et elle découvrit un homme aux cheveux écarlates et d’une beauté qui la fascina. Elle en tomba amoureuse et lui promit corps et âme pour rester avec lui. L’homme lui demanda la clé de la cité, accrochée au cou de Gradlon en échange. La nuit suivante, Ahès entra dans la chambre de son père et lui déroba la clé pendant son sommeil, ignorant qu’elle avait pactisé avec le diable. Puis elle alla à l’entrée de la cité le rejoindre et lui donner la clé. Avec celle-ci il ouvrit la porte et les eaux s’engouffrèrent dans la ville. Gradlon en voyant la cité couler monta sur Morvarc’h, son cheval, avec Guenolé (un moine de la cité) pour s’enfuir. Dans leur fuite, il vit Ahès complètement perdue et décida de la sauver malgré les réticences de Guénolé. Mais les eaux étaient trop fortes et  Morvarc’h n’arrivait pas à avancer avec trois personnes sur son dos. Guénolé insista pour que Gradlon abandonne Ahès et il finit par arriver à le convaincre. Gradlon poussa Ahès et elle tomba dans les flots. Elle fut emportée avec la cité et devint une créature s’apparentant à une sirène. Les deux hommes partirent ensuite dans le sud où Gradlon fonda une nouvelle cité : Quimper.

On raconte que la cité d’Ys dort toujours sous les flots et que les jours de calme on entend le son de ses clochers. Son nom donna celui de la capitale Paris, venant de Par Ys signifiant en breton Pareille à Ys.

4. Le miroir aux Fées

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En voilà une que vous connaissez peut-être. Cette légende, dont l’origine se situe dans la forêt de Brocéliande, non loin de l’arbre d’or, raconte qu’en voyant l’homme évoluer vers ce qu’il est aujourd’hui, les fées conclurent un pacte : rester cachées des hommes. Beaucoup d’entre elles se réfugièrent dans les points d’eau, d’autres au cœur des arbres creux, d’autres encore sur des terres inhabitées des hommes. Sept d’entre elles se réfugièrent dans un lac de Brocéliande. Elles restaient cachées tout le jour et, chaque nuit, sortaient pour admirer leur reflet dans l’eau. En voyant un beau chevalier s’approcher et regarder dans les profondeurs du lac, les fées prirent peur en croyant avoir été découvertes. Des palpitations désordonnées résonnaient dans la cage thoracique des sept fées mais seulement six d’entre elles avaient peur. La plus jeune des sept fées, la fée Morgane, avait le cœur battant la chamade pour une toute autre raison : elle venait de tomber amoureuse. En rompant le pacte, Morgane déclencha la fureur de ses semblables et commença par la même occasion la première des guerres féeriques. Cette guerre dura des siècles et des centaines de fées moururent. Le sol de Brocéliande est encore teinté d’un rouge particulier, du sang de fée, témoignage des victimes de cette guerre.

On raconte que les descendantes des sept premières fées vivraient toujours à Brocéliande. Peut-être aurez-vous l’occasion d’en croiser une ?

5. Les Korrigans

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Si vous êtes intéressés par la Bretagne et ses légendes, vous devez certainement connaître les Korrigans, ou petits lutins, en breton. Méfiez-vous de ces lutins espiègles, car ils sont capables du meilleur comme du pire ! Si vous croyez leur jouer un mauvais tour, ils se vengeront probablement, et ils ne rigolent pas.

Une des légendes que j’apprécie avec les Korrigans, est celle d’un tailleur bossu, jouant néanmoins du biniou à la perfection. Un jour, un autre bossu, son ami Fanch, violoniste, revint au village sans sa bosse. Curieux, le tailleur se renseigne sur ce miracle, et Fanch lui confie son aventure avec des Korrigans. En les faisant danser toute la nuit, avec son violon, ils lui ont d’abord proposé des pièces d’or, mais Fanch a préféré s’alléger de sa bosse. Le tailleur, arrogant et cupide, se moque. Il n’est certes plus bossu, mais selon lui, l’or résout bien plus de problèmes!  La nuit tombée, il décide néanmoins de prendre le chemin vers la forêt, où il rencontre la troupe de joyeux korrigans chantant et dansant autour du feu. D’abord surpris, effrayé et ébahi, il est invité par les korrigans à danser avec eux. Ces derniers lui proposent de participer à la fête d’une autre façon : si le tailleur accepte de jouer du biniou pour eux toute la nuit, le lendemain matin, il sera récompensé. La nuit passa lentement, mais le tailleur tint bon. Au petit matin, les Korrigans lui proposent un sac rempli de pièce d’or, à moins qu’il n’ait un autre souhait. Ayant hâte de toucher son butin, le tailleur coupe la parole des Korrigans et leur dit ainsi « Je connais la chanson ! Maintenant, donnez-moi donc ce dont Fanch n’a pas voulu ». La brume se leva, et le tailleur quitta la forêt avec une deuxième bosse sur le dos… Celle dont Fanch n’avait pas voulu.

Voilà, j’espère que ce top vous aura plu, et que peut-être vous en aurez appris plus sur ces merveilleuses légendes bretonnes ! A lire avec une bolée de cidre et une bonne galette au sarrasin 🙂

Sources et liens pour vous procurer des ouvrages à ce sujet (Amazon) :

LA LEGENDE DE LA MORT

Les Contes du Chouchen

Merveilles et Légendes de Bretagne

Merveilles et Légendes de Brocéliande NED

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10 réflexions sur “Top 5 des légendes bretonnes qui me fascinent.

    1. ça permet d’alterner quand on a pas envie / pas le temps d’écrire des chroniques complètes eheh. J’ose espérer que ça plaît aussi aux gens et que ça leur permet d’apprendre quelques trucs 😀

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